26 juil. 2017

Rouge et noir

Acrylique sur toile - Cadre 50 cm x 50 cm
"Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses" - Blaise Pascal
L'harmonie des couleurs et des formes repose sur le principe de l'entrée en contact avec l'âme humaine. Lorsqu'on laisse ses yeux courir sur un tableau, l'oeil est interpellé par la propriété des couleurs. Dans un premier temps, on est apaisé, excité, ... Dans un deuxième temps la contemplation provoque une vibration de l'âme. 
Parler de couleur rouge est presque un pléonasme. En latin coloratus, en espagnol colorado, signifient à la fois rouge et coloré. En russe, krasnoï veut dire rouge et beau. La couleur rouge est chaud, excitant, c'est une flamme, le sang qui coule, ... 
Noir, c'est pas noir. Difficile à obtenir physiquement, Van Gogh avait répertorié 38 noirs différents. Couleur ambivalente, si elle habille les corbillards, elle est aussi synonyme de raffinement, d'élégance... Le noir est le refuge de la couleur.
 

22 mai 2017

Glenmor le barde breton - 21ème journée des arts

"Coups de coeurs" du jury le 21 mai 2017

à la 21ème journée des arts de la ville de Rennes

Encre de Chine sur Canson 65 cm x 50 cm
Ce concours, ouvert aux professionnels et amateurs, est organisé par l'atelier de peinture du Thabor. Il a comme objectif de mettre en valeur le parc du Thabor de Rennes.

Après avoir obtenu un premier prix en 2014, j'étais au purgatoire des artistes. Ne pouvant plus concourir pendant deux ans. Cette année je suis revenu concourir avec un style différend pour représenter la tête de la sculpture du barde breton Glenmor, présente dans le parc du Thabor. Le jury qui m'a attribué ce prix était présidé par le peintre Mariano Otero qui habite à Rennes.

Le dessin est exposé à l'atelier du Thabor du 21 mai au 10 juin



20 mai 2017

Alexandre Soljenitstyne

Encre de Chine sur Canson - Cadre 50 cm x 50 cm
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne né le à Kislovodsk et mort le à Moscou. Il est indissolublement lié à un nom commun, le goulag, devenu par lui, le symbole universel d’une figure de la barbarie moderne. Prix Nobel de littérature en 1970, il a permis aux Occidentaux d'ouvrir enfin les yeux sur les atrocités commises par le totalitarisme soviétique.
En 1993, à l'occasion de l'inauguration du Mémorial de la Vendée aux Lucs-sur-Boulogne, il prononce un discours sur les guerres de Vendée et la Révolution française, comparant ces événements, qu'il qualifie de « génocide », aux soulèvements populaires anti-communistes en Russie.
Son voyage dans l’archipel du goulag commence en 1945. Puis en 1953 il est relégué dans un village kazakh. Atteint d’une tumeur cancéreuse, il est envoyé dans un hôpital de Tachkent dont il décrira l’atmosphère dans Le Pavillon des Cancéreux. C’est pendant sa relégation qu’il commence à écrire, couvrant d’une écriture minuscule les feuilles de papier qu’il parvient à obtenir au prix de mille ruses.
L’Archipel du Goulag est un livre qui échappe à tous les genres, enquête historique sur la répression en URSS depuis la révolution de 1917, chronique des camps, autobiographie sans concession, essai philosophique sur la mort de l’homme et sur l’énergie de la révolte, poème lyrique aussi où se mêlent les voix des martyrs. Soljénitsyne y retrouve le souffle et la richesse spirituelle de la grande tradition du roman russe, celle de Dostoievski, de Tolstoï et de Gogol.
Arrêté de nouveau le 12 février 1974 il est accusé de haute trahison punissable de la peine de mort. Après une nuit passée en cellule, lecture lui est faite du décret le privant de la citoyenneté soviétique et ordonnant son expulsion. Douze heures après son arrestation, il est envoyé par avion spécial à Francfort.
Il s'installe à Zürich, puis, à partir de 1976, dans une ferme du Vermont, d'où il ne cesse de marquer ses distances avec le modèle occidental qu'il compare à "un bazar commercial." Devant la promotion 1978 de l’Université de Harvard il dénonce un monde occidental décadent, satisfait de lui-même et qui a oublié Dieu.
En 1994 il rentre en Russie. Dans le cadre de la Glasnost menée par Mikhaïl Gorbatchev, sa citoyenneté soviétique lui est restituée. Rentré dans sa patrie, il accomplira, livre après livre la tâche à laquelle il s’est senti destiné : rendre vie et âme à cette nation russe, entité spirituelle et culturelle étouffée sous le poids tragique de son histoire.

A lire : Alexandre Soljénitsyne - Lioudmila Saraskira - Ed. Fayard
A regarder : Soljénitsyne dialogue avec Soljénitsyne

2 mai 2017

Place du Tertre

Huile et feuille d'or sur carton toilé - Cadre 57,5 cm x 47,5 cm
Une place célèbre dans le monde entier pour ses artistes peintres. La Place du Tertre tire son nom de sa situation au sommet d’un tertre, terme désignant une petite colline à sommet plat. La colline est marquée par le souvenir des martyrs : saint Denis, saint Éleuthère et saint Rustique.
Cette ancienne place publique ouverte en 1635 a été fréquentée, par la bohème montmartroise : peintres, chansonniers et poètes. Deux de ses visiteurs sont présents sur le tableau : Pablo Picasso et Maurice Utrillo.
Sur la place, l'église Saint-Pierre-de-Montmartre, une des plus vieilles de Paris. À la Révolution, l'église est saccagée, et transformée en temple de la Raison. Restaurée entre 1899 et 1905, elle est rendue au culte en 1908.
En arrière-plan, la basilique du Sacré-Coeur qui veille sur Paris. A l'origine de sa construction, un "Voeu National." En 1870, la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. C’est la défaite militaire et l’occupation d’une partie du pays par les troupes allemandes.
Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury font vœu de construire une Eglise consacrée au Cœur du Christ "en réparation", car pour eux, les malheurs de la France proviennent de causes spirituelles plutôt que politiques. Fin 1872 : Le Cardinal Guibert, archevêque de Paris, approuve ce vœu et choisit Montmartre. Le Comité de l’Œuvre en 1872 puis le vote à l’Assemblée nationale en 1873 poursuivent l’idée de 1870 devenue " Vœu National ".
En 1874, l’architecte Paul Abadie remporte le concours public. Le 5 juin 1891 : inauguration de la Basilique, à laquelle il manque encore le grand dôme. Le 20 novembre 1895 : une cloche de 19 tonnes fondue en 1891 à Annecy est offerte à la Basilique du Sacré-Cœur par la Savoie. C’est la célèbre "Savoyarde". La Première guerre mondiale suspend la consécration de la Basilique, initialement prévue en 1914. Le 16 octobre 1919 : consécration de la basilique.


10 avr. 2017

Steve Marcus

Encre de Chine sur Canson - Cadre 50 cm x 50 cm
Steve Marcus (1939-2005) était un saxophoniste de jazz américain. 
Aussi appelé «The Count», il est crédité avec Larry Coryell comme le «parrain» de la fusion jazz-rock.  
Son premier album en tant que leader, Tomorrow Never Knows, présente un arrangement personnalisé de la chanson des Beatles. Il a continué cette tendance jusqu'à ce qu'il soit connu plus tard pour un jazz plus orthodoxe jouant avec le batteur Buddy Rich. Il a été le soliste vedette de Rich pour les 12 dernières années de la vie de Rich. Il a pris les rênes du groupe alors que le leader après Rich est mort en 1987, en le renommant "Buddy's Buddies".

25 mars 2017

Le fantôme de Blossac

Encre de Chine sur Canson - 70 cm x 50 cm
Qui est le "Fantôme de Blossac" ? Dessin exposé au 16ème salon du Centre Socioculturel "Les Longs Prés" à Rennes du 27 mars au 7 avril 2017.
Paul Henry Corentin Féval naît le l'hôtel de Blossac, rue du Four-du-Chapitre à Rennes. Son père, royaliste et chrétien, originaire de Troyes appartient à la petite magistrature, il est conseiller à la cour royale de la ville. Sa mère, Jeanne-Joséphine-Renée Le Baron, est Bretonne de la région de Redon. La famille est nombreuse (cinq enfants). En 1826, à l'âge de 10 ans, Paul entre comme interne au collège royal de Rennes (aujourd'hui, lycée Émile-Zola). Son père meurt l'année suivante.
Il passe une licence en droit à l’université de Rennes et devient avocat en 1836. Il abandonne cette profession. En 1837, il s'installe à Paris comme commis chez un oncle banquier, mais le monde de la banque ne lui convient pas. Il songe à la littérature. Ses premiers écrits sont refusés par les éditeurs.
Des recommandations l’introduisent dans les milieux catholiques et royalistes, le Club des phoques est le premier texte publié en 1841 dans la Revue de Paris. Son talent est remarqué par des éditeurs de journaux tels La Législature et le Courrier français. Le directeur de L’Époque, lui passe commande d'un texte de facture similaire aux Mystères de Paris d'Eugène Sue, transposés en des Mystères de Londres. La publication commence en 1843. Le succès populaire est immédiat : il y a vingt rééditions, la renommée de l’auteur est faite.

24 mars 2017

A Blaise Cendras - L'oiseau bleu

Huile sur toile 40 cm x 40 cm
Tableau exposé au 16ème salon du Centre Socioculturel "Les Longs Prés" à Rennes du 27 mars au 7 avril 2017.

L'oiseau bleu  - Blaise Cendras
Mon oiseau bleu a le ventre tout bleu  
Sa tête est d'un vert mordoré  
Il a une tache noire sous la gorge  
Ses ailes sont bleues avec des touffes de petites plumes jaune doré  
Au bout de la queue il y a des traces de vermillon  
Son dos est zébré de noir et de vert  
Il a le bec noir, les pattes incarnat et deux petits yeux de jais  
Il adore faire trempette, se nourrit de bananes et pousse  
Un cri qui ressemble au sifflement d'un tout petit jet de vapeur  
On le nomme le septicolore.